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Cartographie de gestion
patrimoniale des routes

Témoignage Philippe Lepert, Cofondateur

Retour sur les débuts de Logiroad avec Philippe Lepert, cofondateur de la société.
Sommaire

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Sur la route de Logiroad-Paroles d'experts

Dans cette interview, Philippe Lepert évoque son expertise technique des chaussées, la création de Logiroad entant que cofonddateur et la vision qui l’anime encore aujourd’hui : accompagner les collectivités avec des solutions fiables, accessibles et pensées à partir des réalités du terrain.

Retrouvez son interview vidéo à la fin de cet article ! 

Lancement et création de Logiroad

Peux-tu te présenter ?

« Je m’appelle Philippe Lepert, je suis Ingénieur Civil des Ponts et Chaussées.

J’ai travaillé de 1977 jusqu’à 1984 en Recherche et Développement dans différentes sociétés. Et en 1984, j’ai rejoint le Laboratoire Central des Ponts et Chaussées où j’ai poursuivi mon activité de Recherche et de Développement.

À partir de 1989, j’ai rejoint un groupe qui s’occupait de gestion des infrastructures routières dans lequel j’ai inscrit mon travail pendant une trentaine d’années.

C’est à partir de 2012, qu’avec Yann Goyat, un autre ingénieur du LCPC, nous avons fondé Logiroad, dans le but de mettre à disposition des gestionnaires voiries toutes les méthodes et tous les outils informatiques que nous avions développés au Laboratoire Central des Ponts et Chaussées. »

Philippe Lepert cofondateur de Logiroad

Tu as consacré plus de 30 ans à la recherche sur la maintenance des routes. Qu’est-ce qui t-a poussé à t’engager dans ce domaine ?

« Au départ, c’est purement fortuit. C’est une réorganisation, au sein du Laboratoire Central qui m’a conduit à rejoindre le groupe s’intéressant à la gestion de l’entretien routier. Je n’avais dans ce domaine aucune compétence particulière.

J’ai donc appris toutes les bases du métier en faisant le tour de ce qu’on appelait à l’époque les Laboratoires régionaux des Ponts et Chaussées, et en rencontrant successivement tous les spécialistes de ce domaine dans ces Laboratoires.

Les échanges que j’ai eus, aussi bien avec ces experts dans les Laboratoires régionaux qu’avec les gestionnaires des réseaux, proprement dit, ont été quelque chose qui a été déterminant, puisque c’est là que j’ai trouvé en quelque sorte la façon d’exprimer mon goût pour la Recherche et le Développement. »

« Il a fallu au préalable codifier ces relevés selon des méthodes dites MLPC, que j’ai développées avec mon équipe, notamment la méthode connue sous le nom de méthode 38-2, qui reste encore utilisée aujourd’hui. »

Tu as encadré sept thèses publiées entre 1997 et 2012... Que retiens-tu de ces années de recherche ?

« Pendant toutes ces années, effectivement, j’ai eu l’occasion d’encadrer, voire de diriger une demi-douzaine de thèses dont beaucoup ont été centrées sur l’identification des lois d’évolution des dégradations de chaussées, voir comment évoluaient ces dégradations, ces défauts, lorsqu’on ne pratiquait aucun entretien, de façon naturelle.

Pour pouvoir recueillir des données et qu’elles soient susceptibles d’être traitées par des méthodes mathématiques par la suite, il fallait déjà codifier la façon dont on relevait les dégradations de chaussée, lorsqu’on parcourait ces chaussées. Donc on a été amené à définir des méthodes très rigoureuses, pour guider la façon de travailler des gens qui faisaient ces relevés de dégradations de chaussée.

En particulier, ces méthodes sont entrées dans un corpus de méthodes qui s’appelle “Méthodes des Laboratoires des Ponts et Chaussées”, en abrégé “MLPC”. Et celle qui, aujourd’hui, est sans doute et depuis cette époque-là, la plus utilisée, c’est la méthode de relevé des dégradations de chaussée, que l’on appelle la méthode 38-2. »

En 2012, tu as cofondé la société Logiroad avec Yann. Qu’est-ce qui a motivé cette décision ?

« On s’est aperçus assez rapidement au Laboratoire des Ponts et Chaussées que le cadre de travail, et en particulier le cadre administratif, ne permettait pas de valoriser suffisamment bien les développements, les outils, que l’on créait pour améliorer l’entretien des chaussées. Pour aider les gestionnaires voiries dans l’entretien des chaussées.

Ça nous a conduit, avec Yann Goyat, à imaginer et créer une société, que nous avons appelée Logiroad. Dont le but initial et principal était de valoriser les outils que nous avions développés au Laboratoire Central, en les mettant à la disposition et en rencontrant directement les gestionnaires des réseaux routiers auxquels ils étaient destinés.

Aussi bien en France, et à des niveaux aussi bien national, que départemental, communal qu’à l’étranger, où nous sommes intervenus dans plusieurs petits pays. »

logo Laboratoire Central des Ponts et Chaussées

En 2012, tu as cofondé la société Logiroad avec Yann Goyat. Qu’est-ce qui a motivé cette décision ?

« On s’est aperçus assez rapidement au Laboratoire des Ponts et Chaussées que le cadre de travail, et en particulier le cadre administratif, ne permettait pas de valoriser suffisamment bien les développements, les outils, que l’on créait pour améliorer l’entretien des chaussées. Pour aider les gestionnaires voiries dans l’entretien des chaussées.

logo Laboratoire Central des Ponts et Chaussées

Ça nous a conduit, avec Yann Goyat, à imaginer et créer une société, que nous avons appelée Logiroad. Dont le but initial et principal était de valoriser les outils que nous avions développés au Laboratoire Central, en les mettant à la disposition et en rencontrant directement les gestionnaires des réseaux routiers auxquels ils étaient destinés.

Aussi bien en France, et à des niveaux aussi bien national, que départemental, communal qu’à l’étranger, où nous sommes intervenus dans plusieurs petits pays. »

« Avec Logiroad, notre ambition était de démocratiser les technologies issues de nos travaux de recherche afin d’aider les gestionnaires de voirie à prendre leurs décisions d’entretien de manière éclairée. »

Quel était l’objectif initial en créant Logiroad ?

« Le premier objectif, c’était que les travaux importants que nous avions faits, au Laboratoire Central des Ponts et Chaussées soient utiles, et donc soient utilisés par les gestionnaires voiries.

Donc nous avons mis tous ces travaux à la disposition des gestionnaires à travers cette nouvelle structure Logiroad qui nous permettait de contacter et de faire de l’assistance technique directement auprès des gestionnaires, tant en France, je l’ai dit, qu’à l’étranger.

Le Laboratoire Central ne permettait pas à ces ingénieurs, de faire des prestations à l’étranger comme nous l’a permis  la société Logiroad.

C’était quelque chose d’extrêmement motivant et de tout à fait passionnant que de pouvoir intervenir, sur des réseaux routiers, qui étaient soit européens, mais assez différents des nôtres, et soit encore plus différents en Afrique, voire plus tard en Amérique latine.

Ça a été une expérience qui était tout à fait passionnante, qui nous a montré aussi, que les outils que l’on avait développés dans le cadre du LCPC étaient assez souples pour s’adapter à des réseaux qui étaient très différents les uns des autres dont le contexte était très différent, d’un réseau à l’autre.

Ça a été un enrichissement aussi bien personnel, que pour Logiroad. »

Comment as-tu contribué à transformer des années de recherche en un outil numérique pour la voirie ?

« Tout a résulté en deux étapes : d’abord la création de méthodes, donc je le disais, d’acquisition de données. Aussi bien relevés de dégradations routières, que des mesures de déformation, que des mesures de résistance mécanique des chaussées.

Toutes ces méthodes, nous ont permis de codifier toutes ces informations. De créer à partir de là, des bases de données, et enfin, de pouvoir exploiter ces données pour rationaliser la gestion de l’entretien routier.

C’est ce travail progressif, de méthodes, puis de l’informatisation qui a débouché sur les outils métiers que nous avons mis à la disposition des gestionnaires de réseaux. »

Philippe Lepert, codonfateur de Logorad avec ses équipes en réunion.
Philippe Lepert, codonfateur de Logorad avec ses équipes en réunion.

Comment as-tu contribué à transformer des années de recherche en un outil numérique pour la voirie ?

« Tout a résulté en deux étapes : d’abord la création de méthodes, donc je le disais, d’acquisition de données. Aussi bien relevés de dégradations routières, que des mesures de déformation, que des mesures de résistance mécanique des chaussées.

Toutes ces méthodes, nous ont permis de codifier toutes ces informations. De créer à partir de là, des bases de données, et enfin, de pouvoir exploiter ces données pour rationaliser la gestion de l’entretien routier.

C’est ce travail progressif, de méthodes, puis de l’informatisation qui a débouché sur les outils métiers que nous avons mis à la disposition des gestionnaires de réseaux. »

Quels ont été les plus grands défis au lancement des premiers logiciels en 2016 ?

« Le principal défi a été l’adoption de nos méthodes par les services de voirie. Beaucoup étaient très attachés à leurs habitudes de travail, et les faire basculer vers des logiciels métiers n’a pas été simple. Mais, en manipulant eux‑mêmes les outils, ils ont pu constater la fiabilité des méthodes et le gain de temps apporté, ce qui les a peu à peu convaincus. »

Philippe Lepert, codonfateur de Logorad avec ses équipes en réunion.

Quels ont été les plus grands défis au lancement des premiers logiciels en 2016 ?

« Le principal défi a été l’adoption de nos méthodes par les services de voirie. Beaucoup étaient très attachés à leurs habitudes de travail, et les faire basculer vers des logiciels métiers n’a pas été simple. Mais, en manipulant eux‑mêmes les outils, ils ont pu constater la fiabilité des méthodes et le gain de temps apporté, ce qui les a peu à peu convaincus. »

Philippe Lepert, codonfateur de Logorad avec ses équipes en réunion.

Anecdotes et moments forts

Peux-tu partager un souvenir marquant de vos débuts avec Logiroad ?

« Un moment marquant a été notre toute première vente auprès d’une collectivité territoriale, dans le département du Pas de Calais (62). Cela a véritablement lancé Logiroad. Très vite, une autre étape importante a suivi avec notre première vente à l’étranger, au Mali. Ces premières réussites ont confirmé que nos solutions répondaient à un besoin réel pour les gestionnaires voirie, en France comme à l’international. »

« Ces premières réussites ont confirmé que nos solutions répondaient à un besoin réel pour les gestionnaires voirie, en France comme à l’international. »

Comment vois-tu l’avenir de la gestion des routes dans 10 ans ?

« Il y a quelque chose qui semble de plus en plus apparaître, c’est le recours à l’Intelligence Artificielle grâce aux bases de données routières que l’on a constituées.

Et donc on peut penser que l’application, et nous y travaillons, de l’Intelligence Artificielle à l’analyse de ces bases de données devrait permettre de progresser.

Toutefois, il est certain que l’expertise humaine restera le fondement même de ce domaine technique et qu’elle sera aidée, valorisée par des algorithmes d’Intelligence Artificielle qui lui permettront de travailler plus vite et de façon plus sûre, plus fiable. »

Comment vois-tu l’avenir de la gestion des routes dans 10 ans ?

« Il y a quelque chose qui semble de plus en plus apparaître, c’est le recours à l’Intelligence Artificielle grâce aux bases de données routières que l’on a constituées.

Et donc on peut penser que l’application, et nous y travaillons, de l’Intelligence Artificielle à l’analyse de ces bases de données devrait permettre de progresser.

Toutefois, il est certain que l’expertise humaine restera le fondement même de ce domaine technique et qu’elle sera aidée, valorisée par des algorithmes d’Intelligence Artificielle qui lui permettront de travailler plus vite et de façon plus sûre, plus fiable. »

Quel message souhaites-tu transmettre aux collectivités qui découvrent Logiroad ?

« Un message assez simple, qui est de dire, grâce à nos trente années d’expertise dans le domaine des routes, on est à même d’apporter une aide très substantielle à ces gestionnaires dans l’exercice de leur métier.

C’est notre vocation même d’apporter cette aide en les écoutant. En écoutant leurs besoins qui peuvent être évolutifs, et en apportant à chaque fois la réponse qui est la plus pertinente. »

Ingénieurs Génie Civil Logiroad

Ce qu'est Logiroad

Si tu devais résumer Logiroad en trois mots, lesquels choisirais-tu ?

« Expertise, routière et informatique. Le cœur même de l’activité de Logiroad, c’est de rejoindre ces trois activités.

L’expertise technique d’une part, appliquée au domaine routier et mis en œuvre grâce à des moyens informatiques, dont on dispose aujourd’hui. »

Quelle est ta plus grande fierté dans cette aventure ?

« C’est assez simple, ça fera bientôt quinze ans qu’on a créé Logiroad et la société travaille toujours, et est toujours très présente dans son créneau technique.

C’est sans doute cette durée et ce développement en quinze ans qui me rend le plus fier de ce qu’on a fait à l’époque.  »

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