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Supprimer les stationnements motorisés dans les 5 mètres précédant les passages piétons n’est plus une simple bonne pratique de sécurité routière : c’est une obligation réglementaire issue de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM). Depuis 2019, cette disposition s’applique à tous les travaux neufs ou de réfection, et elle devra être effective pour l’intégralité des passages piétons d’ici au 31 décembre 2026.
Cette échéance représente un défi pour les collectivités. Cependant, avec une approche fondée sur la donnée terrain, c’est aussi une véritable opportunité de sécurisation et de transformation de l’espace public. Revenons sur les objectifs de cette mesure, sa règlementation et mise en application.
Comprendre la LOM et ses enjeux pour la mobilité et la sécurité
La LOM, adoptée en décembre 2019, a refondu la gouvernance des mobilités en France en généralisant la présence d’Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM) sur tout le territoire.
Elle élargit leurs compétences : mobilités actives, transport à la demande, logistique, mobilité solidaire, accessibilité, données mobilité…
Parmi ses obligations phares, l’article L.118‑5‑1 du Code de la voirie routière impose la suppression du stationnement motorisé dans les 5 mètres précédant tout passage piéton (hors cycles et EDPM).
Qu'est-ce qu'une AOM ?
Une Autorité Organisatrice de la Mobilité (AOM) est la collectivité territoriale, ou le groupement de collectivités, chargée d’organiser, planifier et coordonner la mobilité sur son territoire. Avec la LOM, chaque territoire français doit disposer d’une AOM, y compris les zones rurales.
Pourquoi cette mesure est essentielle ?
Si la loi fixe une distance de 5 mètres, ce n’est pas arbitraire. Elle vise à garantir la co‑visibilité entre piétons et automobilistes.
Les travaux du Cerema montrent que des véhicules stationnés trop près d’une traversée masquent la visibilité des enfants, personnes âgées ou piétons bas, créant des “murs visuels” propices aux accidents, y compris à faible vitesse.
Cette règle simple réduit drastiquement les situations à risque, notamment :
- Aux abords des écoles,
- Dans les rues étroites,
- À proximité des arrêts de bus,
- Dans les zones commerçantes animées.
Défi massif pour toutes les collectivités
Dans certaines agglomérations, cette mise en conformité concerne des centaines voire des milliers d’emplacements à analyser.
Elle implique :
- Des ajustements du stationnement résidentiel,
- Des arbitrages avec les usages logistiques,
- La requalification de secteurs entiers,
- Une gestion politique délicate dans certains quartiers,
- Une coordination avec les services PMR, commerce, police municipale…
Pour les collectivités, ce n’est plus un simple sujet réglementaire : c’est un exercice de gestion fine de l’espace public, dans un contexte où chaque mètre carré compte.
Les limites d’une approche traditionnelle de la gestion du patrimoine routier
Sans outils métier adaptés, les services voirie doivent recourir à :
- Des relevés manuels,
- Des plans parfois incomplets,
- Des remontées terrain éparses.
Résultat : inventaires hétérogènes, perte de temps, et difficultés à établir une vision globale du patrimoine. À l’échelle d’une commune, produire un diagnostic fiable peut représenter des dizaines de journées de travail.
Le rôle central de la donnée terrain : bâtir un inventaire objectif et exploitable
Une mise en conformité efficace commence par un inventaire précis et harmonisé :
- Localisation des passages piétons,
- Détection de la présence de stationnement à moins de 5 mètres,
- Identification des zones sensibles (écoles, gares, arrêts de bus),
- Repérage des interventions prioritaires.
La donnée terrain devient alors le socle d’une démarche stratégique, permettant d’objectiver les décisions et de justifier les choix d’aménagement.
Les premiers constats que nous avons réalisés sur un large échantillon de clients (urbains, péri-urbains et ruraux) montrant qu’environ 15 % des passages piétons présentent au moins un stationnement non conforme à la LOM.
Ce chiffre illustre l’ampleur du défi pour les collectivités et renforce la pertinence de notre proposition de valeur : la détection automatique des non-conformités.
Intégrée nativement à l’option Signalisation Horizontale, cette fonctionnalité ajoute automatiquement le tag « conformité LOM à vérifier » à tout stationnement de l’inventaire initial détecté comme étant à risque. Cette information permet ainsi aux gestionnaires de disposer d’une base de travail cartographique exhaustive facilitant la mise en conformité.
Ensuite, les fonctionnalités opérationnelles de l’option Signalisation verticale de Logiroad Center permettent de gagner en efficacité et d’assurer un suivi rigoureux des obligations réglementaires.
Logiroad Center : de la donnée à la programmation opérationnelle
Grâce à sa fonctionnalité Signalisation Horizontale, Logiroad Center offre aux collectivités un moyen simple et fiable de vérifier la conformité de leurs abords de passages piétons. Contrairement aux solutions génériques ou aux inspections manuelles, Logiroad Center est le seul outil métier capable d’identifier automatiquement les places de stationnement potentiellement non conformes à la LOM.
Les équipes techniques n’ont plus à contrôler chaque emplacement un par un : l’analyse est immédiate et ciblée.
Demandez une démonstration de Logiroad Center
Comment l’outil Logiroad Center fonctionne ?
Les équipes Logiroad ont développé un algorithme interne qui s’appuie sur :
- La géolocalisation précise des passages piétons issue des données terrain (inventaires, campagnes vidéo, relevés photogrammétriques, etc.) ;
- La géolocalisation des emplacements de stationnement (longitudinaux, en épi, en bataille) ;
- La modélisation des règles de distance de l’article L.118‑5‑1 du Code de la voirie routière
À partir de ces couches de données, l’algorithme calcule automatiquement les distances entre chaque passage piéton et les places de stationnement situées en amont dans le sens de circulation. Les emplacements situés dans le périmètre réglementaire sont marqués comme “suspects de non‑conformité” et reçoivent un tag dédié dans la base patrimoniale.
Avec une échéance réglementaire fixée au 31 décembre 2026, et parfois plusieurs centaines ou milliers d’emplacements à traiter, l’enjeu n’est plus seulement de “voir” les problèmes, mais de les traiter dans le bon ordre et au meilleur coût.
Une opportunité qui dépasse la LOM : des rues plus sûres et plus lisibles
Si l’obligation part d’une contrainte réglementaire, les retours d’expérience montrent qu’elle déclenche souvent un cercle vertueux :
- Amélioration immédiate de la visibilité,
- Traversées plus sûres,
- Réduction du stationnement gênant,
- Requalification de l’espace public,
- Meilleure lisibilité des cheminements piétons,
- Apaisement global de la rue.
À l’échelle d’un quartier, ces transformations contribuent à la qualité de vie, à l’attractivité commerciale et au développement des mobilités actives.
Chaque projet est unique.
Parlons en ensemble.